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lundi 31 mars 2008

À toi

Oui.

Qui doit m'en vouloir énormément.
Infiniment.

Arrête, esti.
Pitié.

Je t'en prie.

Je n'ai rien fait, tu sais.
Pourquoi me fais-tu ça?

Je n'ai pas demandé.
À perdre incessamment toutes ces choses.

Quel sentiment désagréable.
Celui de chercher.
Et fouiller.
Et virer tout à l'envers.

Mais esti, où est-ce que j'ai pu bien foutre ça?
Et cherche.
Et se fâche.
Et se met dans une telle colère.

La vie,
pitié.
Arrête d'être méchante avec moi.
Cesse de tout faire disparaître de mon quotidien.

Et je tenterai d'être un peu moins distraite.

Je cherche toujours.
Et je ne trouve pas.

Esti.

lundi 10 mars 2008

Explication du post précédent et peut-être de millions d'autres qui suivront - ou pas.

La poésie québécoise des années soixantes-dix commence à me rentrer dans l'esprit.
Miron, Godin, Gauvreau...

Je n'ai rien de ces poètes. Mais ils jouent avec ma tête.
Ne vous la payez pas.

Les mots tournent aussi en rond dans ma tête.

Poésie Ananasienne

Comment ça va, Ananas?

Oh. Très bien merci.
Vous répondis-je d’un sourire gêné.
N’en posez pas davantage.
Mes pommettes saillantes se teinteront de rouge.

Et ta semaine de relâche?

Oh. Très bien merci.
N’en posez pas davantage.
Mes yeux vous en diront trop.

Chut.

Ananas, tais-toi.

Berce-moi.

Non.

Prends-moi.

Oui.
Oui.
Oui.

Oups.

Chut.

Chut, Ananas. Chut.

Fuck me like an hurricane.

Damn, Ananas.
Tais-toi.

Pourquoi?
Dis-moi, pourquoi?
Pourquoi me taire?

Parce que ton père dors à côté.

Ah. Ok.
Chut, Ananas.

Mais,
Quoi?
Prends-moi.

Dis-moi, Ananas.
Quoi?

Je t’aime.
Aussi.